Affinités avec Albert Camus

PHILOSOPHIE ET RELIGION ÉLÉMENTAIRE

(bribes de réflexion  autour de Voltaire, Camus et Schweitzer)

 

par Jean-Paul Sorg

 

L’absence de religion serait une absence de pensée, une négligence, un oubli? De quoi? De l’être? L’homme oublie ses liens, ses relations, et qu’il n’est pas l’auteur de ses jours, il n’est pas dieu, la vie en lui et partout est un phénomène dont l’origine et le sens, la direction, ne sont pas connus. Humanisme donc, certes, affirmation de la valeur, dignité, de l’homme et de chaque homme, puisque tous sont pareillement des phénomènes de la vie, pareillement “enfants”, si vous voulez de cette métaphore; nul n’y a, en principe, plus de mérite que d’autres, nul n’y a plus de droits, aucun n’est moins contingent, moins gratuit, moins insensé que tous les autres - égalité et relativité métaphysique des hommes, humanisme, donc, encore une fois, mais sans anthropocentrisme. Il est essentiel de ne pas confondre ces deux notions, de ne pas croire que l’une implique ou autorise l’autre. Valeur de l’homme, de tout homme, mais sans la royauté de l’homme sur la terre, sans impérialisme! En nous rappelant que l’être humain (que nous sommes) est un être dépendant, en n’oubliant pas ses liens et sa sujétion, nous exprimons une sorte de pensée religieuse; notre conception du monde et de l’homme, notre philosophie est ainsi religieuse, en ce sens qu’elle affirme une “relation”, selon une des deux étymologies attribuées au mot “religio”, que ce soit la bonne ou non, peu importe. La pensée religieuse (qui vient à l’homme) est bien toujours, d’une manière ou d’une autre, la pensée d’une relation, la conscience que l’homme est relié, lié à. A quoi, à qui? Nous ne le savons pas, nous ne pouvons nous le représenter et il n’est pas nécessaire (pour notre gouverne!) d’identifier et de nommer cet “être”, si être il y a, être “distinct”, qui serait en-dehors de nous, en-dehors du monde? Or, ceci n’est pas intelligible: l’existence de Dieu, l’existence d’”un” Dieu, à part de l’univers. D’où vient que des philosophes ont dit: Dieu ou la nature, Dieu ou le tout, et qu’à tort on les a considérés comme des athées. Nous nous bornerons donc à affirmer (à ne pas négliger) le fait de la relation, relation “ontologique”, relation qui est l’être même - ou du moins l’être ne doit pas être pensé sans la relation en son sein, sans la différence constitutive des termes ou dont on dit qu’elle les précède.

Cette religion qui n’affirme rien de plus que le fait de la relation et donc de la relativité de l’homme au monde, cette religion sans culte et sans croyance est ce qu’on peut trouver de plus élémentaire. La pensée de nombreux philosophes y aboutit. Nous serions même enclins à soutenir que la philosophie, rigoureusement conduite, arrive toujours à une forme de religion élémentaire, qu’elle s’y conclut, qu’elle s’y dépasse et s’y efface en quelque sorte (ou s’y sublime?), mais qu’elle se retient également d’aller plus loin et de divaguer ou de spéculer plus avant, car cela consisterait à dire plus de choses, plus de sens qu’on ne saurait communément vérifier ou éprouver comme évident.

Au XVIIIe siècle des philosophes se sont entendus (et aussi querellés!) sur l’idée de “religion naturelle”, une idée qui n’aurait cessé de “progresser” depuis Bayle jusqu’à Rousseau (La profession du vicaire savoyard) et jusqu’à Hume (Dialogues sur la religion naturelle) - de progresser ou de rayonner à partir de, au bout de, la pensée philosophique. Nous préférons parler, quant à nous, de “religion élémentaire”, mais c’est bien la même tendance et la même fin, la même idée qui n’a pas pris forme au XVIIIe siècle seulement, elle accompagne la philosophie depuis toujours. Socrate déjà, le premier. Platon, Aristote, bien sûr. Epicure aussi, sous des apparences d’athéisme. Tous au fond. Et nous voyons dans l’histoire que tous ces philosophes ont dû se défendre d’être des athées. L’accusation venait des tenants, représentants de la religion socialement établie, religion de la cité (chez les Grecs) ou religion révélée. L’affaire des philosophes prenait chaque fois, malgré eux, une tournure politique. La cohésion sociale ou communautaire paraissait menacée par l’expression publique de la libre pensée individuelle. Des individus autonomes dans leur pensée comme les philosophes n’ont pas besoin d’un encadrement social, n’ont pas besoin de participer, ne participent plus (aux cultes) ou on craint qu’ils ne participent plus. Et si tout le monde en faisait autant? Instinctivement le corps social réagit contre ce qu’il perçoit comme un danger de désintégration. Toute société est - instinctivement - intégriste. Dans les moments de crise, elle mobilise les défenseurs de son intégrité, des “intégristes” justement, fort bien nommés ainsi. Leur existence ne date pas de ces dix dernières années et le péril qu’ils représentent pour la liberté n’est pas nouveau.

Face à socrate, lors de son procès, les intégristes d’Athènes! Il eut beau dire qu’il n’était pas athée, qu’il obéissait à la voix de Dieu (la voix intérieure), que dès son enfance un signe divin et démoniaque se manifestait à lui et que compte tenu de tout cela et de la manière dont il avait vécu, il croyait aux dieux autant (non, mieux, plus clairement) que ses accusateurs. Il fut condamné, pour l’exemple. Sa religion ou piété élémentaire n’était pas socialement (politiquement) correcte.

L’histoire de la philosophie le prouve assez bien. L’athéisme n’est généralement pas la conclusion à laquelle parviennent les philosophes. Bien sûr, il y a beaucoup d’exceptions, beaucoup de rebelles. Cela est dans l’ordre des possibilités de la pensée et de la croyance humaine, dans l’ordre de la liberté. Mais on a tort de considérer que refus de l’athéisme au profit d’un agnosticisme ou d’un déisme ne serait qu’une mesure de prudence politique ou alors un reste de scrupules, qui pourrait s’expliquer par les attachements de l’enfance, ou encore une dernière faiblesse de la pensée. Comme si tout de même la pensée humaine la plus audacieuse, la plus intransigeante, la plus rigoureuse, la plus mûre, la plus accomplie, en un mot, devait conclure sur l’athéisme, comme si l’athéisme tout de même représentait l’avenir des civilisations et se confondait avec la modernité. Il y aurait, il y a beaucoup de naïveté ou de présomption à “croire” cela.

Ennemi des religions autoritaires, anticlérical, appelant à écraser “l’Infâme”, Voltaire était sincèrement déiste, il l’était profondément, par toute sa philosophie, et pas seulement pour des raisons de sécurité collective ou pour maintenir ainsi une morale sociale. La fameuse boutade: “Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer”, sous-entendu: pour maintenir les masses dans une crainte salutaire de la justice divine, s’applique aux religions politiques, aux religions en tant que moyen politique, police, mais non à la religion “élémentaire” ds philosophes. L’idée simple de Dieu n’est pas une superstition, elle s’impose à l’esprit de tout homme qui réfléchit et qui réfléchissant sur son espèce et le monde prend conscience de sa finitude et de sa contingence, évidentes déjà dans le fait de sa mortalité. L’idée de finitude ainsi acquise, formée à partir de la perception que nous avons d’une existence mortelle, d’une vue réglée (bornée, rythmée) par la mort, implique l’idée d’infini ou d’une transcendance, d’un au-delà. Ce n’est que logique. Avec l’idée d’homme (que conçoit l’homme) est nécessairement donnée l’idée de Dieu. On ne saurait les séparer et abolir l’une sans abolir l’autre. Elles sont nouées. Faut-il, peut-on trancher le noeud? Violence. On peut les confondre, on l’a fait: en divinisant l’homme ou en humanisant Dieu. Mais on (l’homme) perd ainsi la mesure. Ce n’est pas de la dialectique, c’est illogique. On établit - de force - une identité des contraires. L’un devient l’autre, le long d’un processus qu’on ne saurait dire infini, mais c’est tout comme, car nul sûrement n’en verra la fin! Ce processus, on l’appelle histoire ou devenir soi de Dieu. On peut y croire ou pas! On ne peut dire que c’est sûr et démontrable. C’est de la théologie ou de la métaphysique. Rien d’élémentaire!

“Les athées, dit Voltaire, sont pour la plupart des savants hardis et égarés qui raisonnent mal, et qui, ne pouvant comprendre la création, l’origine du mal, et d’autres difficultés, ont recours à l’hypothèse de l’éternité des choses et de la nécessité.”[1]  De même que les athées, les théologiens, pourrait-on ajouter, et Voltaire serait d’accord. Les théologiens également ont recours à l’hypothèse de l’éternité des choses, ils l’appellent Dieu, l’Eternel, et à celle de la nécesité, ils l’appellent Providence. Athées et théologiens: frères ennemis. Le fanatisme des premiers étant à peine moins funeste que le fanatisme des seconds. Historiquement d’ailleurs, les athées sont seconds, toujours en réaction - fanatique - contre les premiers qui occupent le terrain et le pouvoir. Quand parfois l’athéisme gagne - et encourage - ceux qui gouvernent, comme un Néron ou un Alexandre, il est en eux “un monstre très pernicieux”; il l’est aussi “dans les gens de cabinet, quoique leur vie soit innocente, parce que de leur cabinet ils peuvent percer jusqu’à ceux qui sont en place”[2] .

Que nous sommes heureux de rencontrer Voltaire! Ce n’est pas par hasard, sans doute! Ce n’est pas tout à fait une surprise.  Il nous rejoint tout naturellement, dès que nous réfléchissons à ce que peut être la philosophie et à la religion ou religiosité élémentaire qu’elle fonde, autant éloignée des feux de la théologie, éventuellement de la métaphysique, que des feux de l’athéisme.

La théologie est une passion et engendre des passions (des fanatismes, des intégrismes, des fondamentalismes), mais elle est aussi une patience, un grand jeu de patience, elle apprend à attendre indéfiniment et à surmonter ainsi la déception première: ce monde n’est pas le bon, ce monde ne peut donc pas être définitif. Autre chose viendra. La théologie nourrit le principe (ou la passion) de l’espérance. Elle dit l’au-delà du temps, l’origine et la fin. Ce qui ne manque pas de... noblesse. Elle élève l’humanité au-delà de ses limites? Non, cela ne veut rien dire. Elle lui monte la tête! Elle le sort de ses mesures.

L’athéisme aussi. L’athéisme est une passion également, comme symétrique à la théologie, mais en réponse à celle-ci, à ses songes ou feintes, à ce qui en elle se change inévitablement en mensonges, il est une colère, une impatience, une violence. Un orgueil. Une volonté, celle d’en finir avec les illusions, d’abréger l’attente et d’installer l’empire de l’homme. Ce qui ne manque pas de noblesse, certes..., mais ne va pas sans cette fureur qu’a montrée un Calliclès, par exemple, contre Socrate, aux débuts de la pensée philosophique, ou à la fin un Nietzsche, contre une philosophie qui tente toujours, mais souvent avec maladresse ou avec paresse, bourgeoisement, d’apprendre la mesure, de rappeler à l’homme “le niveau moyen qui est le sien” (Camus).

C’est autre chose, soit dit en passant, quand quelqu’un comme Taslima Nasreen, condamnée à mort par les fondamentalistes musulmans, se déclare athée. Cette jeune femme a raison. Elle répond aux fanatiques dans les termes de leur attaque, elle leur oppose la réponse nette et claire qu’ils méritent, car il serait vain, dans l’immédiat, d’essayer de leur faire comprendre les nuances d’une “religion élémentaire” ou d’une pensée philosophique. Il est des temps de détresse où le dialogue et la tolérance humaniste ne passent pas.

Y va-t-il vraiment de Dieu, de la croyance en lui? Croyez-vous en Dieu, docteur? demande Tarrou à Rieux. Et que répond l’honnête homme? “Non, mais qu’est-ce que cela veut dire? Je suis dans la nuit, et j’essaie d’y voir clair.  Il y a longtemps que j’ai cessé de trouver ça original.”[3]  Camus se disait agnostique. On a pris cela pour une position seulement morale, sinon pour une gentillesse: il avait des amis qui croyaient au ciel et d’autres qui n’y croyaient pas, il respectait les uns comme les autres, il ne voulait froisser personne! C’était en effet une position morale, et plus profondément qu’on ne le croit d’ordinaire, mais aussi une conclusion métaphysique, sage et réfléchie, que des athées déterminés, dévôts de l’histoire, comme Jean-Paul Sartre et Cie, comprenaient mal ou pas du tout, s’en agaçant ou en souriant avec commisération!

“Le philosophe n’est point enthousiaste”, notait simplement Voltaire[4] . C’est-à-dire littéralement: il n’est point en dieu, “il ne s’érige point en prophète”, ni du bonheur ni du malheur. Les philosophes ont pu se tromper sur la physique - et sur la métaphysique, mais ces “sciences” sont si peu nécessaires à la conduite de la vie qu’ils n’ont pas besoins d’elles. “Il a fallu des siècles pour connaître une partie des lois de la nature. Un jour suffit à un sage pour connaître les devoirs de l’homme.”[5]  Que croire en ce monde? Voltaire (Camus, Schweitzer) croit à “l’existence du fait moral”, à une morale universelle, indépendante des religions et des races. “Il n’y a qu’une morale comme il n’y a qu’une géométrie. Mais, me dira-t-on, la plus grande partie des hommes ignore la géométrie. Oui, mais dès qu’on s’y applique un peu, tout le monde est d’accord... La morale n’a rien de commun avec les dogmes. On ne peut que trop répéter que tous les dogmes sont différents, et que la morale est la même chez tous les hommes qui font usage de leur raison. La morale vient donc de Dieu comme la lumière.”[6]

Vient de Dieu? Une manière d’entendre qu’elle ne vient pas de l’homme ou pas seulement de l’homme en tant qu’animal issu de la nature et mobilisé uniquement en vue de la survie de son espèce. Quoique... Sans une morale, pas de survie pour les hommes, justement. Ils l’apprennent presque tous les jours et peut-être de mieux en mieux, à travers les crises et les détresses et leurs abominations mêmes. Mais ce que Voltaire voulait dire, sans doute, et qu’il sentait, c’est que la morale n’est pas un simple produit de l’imagination humaine, un tissu d’inventions, comme le sont les superstitions et les mythes. Le philosophe tchèque Jan Pato©ka, dans son combat pour une Charte des droits de l’homme, a résumé l’essentiel dans une formule: “Ce n’est pas l’homme qui définit la morale, c’est la morale qui définit l’homme.”[7]  Nous ne pouvons pas vraiment expliquer cela, le déduire, mais il nous reste à le croire. Credo philosophique sur lequel les honnêtes hommes se rejoignent et qui leur commande des engagements, des sacrifices, le cas échéant, selon les circonstances.

“Quant à moi, je sais que je dois à la pensée d’être resté fidèle à la religion”, reconnaissait Schweitzer[8] . J’aimerais dans cette phrase remplacer “la pensée” par “la philosophie”. Je dois à la  philosophie... Et c’est entendu: “l’homme qui pense (le philosophe) est plus indépendant à l’égard de la vérité religieuse traditionnelle que celui qui ne pense pas, mais il ressent bien plus vivement ce qu’il y a de profond et d’impérissable en elle.”[9]

Au-delà de la religion chrétienne établie dont il est possible à la philosophie de retrouver le message éthique essentiel, Schweitzer envisageait encore la possibilité de fonder une religion, certes élémentaire, sur le sentiment même et le principe reconnu, devenu idée, du respect de la vie. “La conception du monde fondée sur le respect de la vie a un caractère religieux.”[10]  Ce caractère religieux ne serait-il que le rappel de la relation de l’homme au monde et de sa dépendance; ne serait-il, dit négativement, qu’un “non-anthropocentrisme”, le dépassement réfléchi d’un anthropocentrisme que l’on ne pourra que juger étourdi ou violent, arbitraire et décidément insoutenable. La méditation “métaphysique” de l’homme arrive donc à un point, une crête, où la philosophie rencontre la religion et où la frontière entre les deux s’évanouit. Si l’on peut se maintenir debout sur cette crête, si l’on peut s’y tenir à beaucoup? En vérité, rien de plus simple si la philosophie éduque et entraîne la pensée. Affaire d’exercice, de culture. Ces hauteurs ne sont pas inaccessibles. Elles ne sont pas surnaturelles. Elles sont naturelles, il faut le dire, et à la portée de tous.

 

Camus a terminé L’Homme révolté, l’analyse patiente, méthodique, se voulant exhaustive, des raisons de la révolte et, en même temps, de ce qui en fait une passion ou malheureuse ou meurtrière (ou les deux), par une défense de la “valeur de limite” ou encore “loi de la mesure”, qu’il place sous le signe de “la pensée de midi”. Et au-delà, il entrevoyait déjà une “troisième couche, autour du thème de l’amour”[11] . Toute son oeuvre, pourrait-on montrer, de la première ligne connue - “Ce que je veux dire: qu’on peut avoir - sans romantisme - la nostalgie d’une pauvreté perdue”[12]  - à la dernière connue, où il est question de “cette force obscure qui pendant tant d’années l’avait soulevé au-dessus des jours” et qui allait bien lui fournir aussi “des raisons de vieillir et de mourir sans révolte”[13] , toute son oeuvre avec sa vie - témoigne du besoin de garder dans l’humanisme une ouverture religieuse. Faute de quoi, comme on l’a vu maintes fois, l’humanisme se dessèche ou, au contraire, s’enflamme, se fanatise, pour devenir soi-même une religion, et de la pire espèce. A part l’indifférence et la bêtise (deux dispositions humaines qu’il serait sans doute irréaliste de négliger), seule une religiosité élémentaire, que soutient la philosophie, peut nous préserver de l’aliénation religieuse, folie rémanente aux masques divers et parfois si familiers.

J.-P. S.

 



[1] Dictionnaire philosophique, article “athéisme”. Coll. GF-Flammarion, 1964.

[2] Ibid.

[3] La peste, p.1322  in Albert Camus, Théâtre, récits, nouvelles, éd. Pléiade, Gallimard, 1962.

[4] Dictionnaire philosophique, ouvrage cité plus haut. Article “philosophie”.

[5] Ibid.

[6] Dictinnaire philosophique, article “morale”.

[7] “Ce qu’est la Charte 77 et ce qu’elle n’est pas”, inédit en français.

[8] Dans Ma vie et ma pensée, épilogue. Ed. Albin Michel, Paris, 1960.

[9]   Ibid.

[10] Ibid.

[11] L’homme révolté, commentaires, dans Albert Camus, Essais, Pléiade, p.1610.

[12] Mai 1935, in Carnets I, Gallimard, 1962.

[13]  Le premier homme, p.261, Gallimard, 1994.

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